7 octobre 2018

Course d’octobre

Dimanche d’octobre gris et frais. Je suis sorti pour une longue course dans les chemins de la campagne environnante. C’est la saison des étourneaux. Ils se déplacent en bandes, traversent le décor vers on ne sait où. Le décor qui prend toutes les teintes de brun, d’orange, de jaune et de vert. Quelques arbres et arbustes plus extravagants osent le rouge. Mes pieds battent l’asphalte. Par prudence, je me range dans l’accotement quand une voiture me croise. Invisibles, les mésanges ricanent à l’abri des conifères. Un troupeau de bernaches broute dans un champ; on s’imagine qu’elles font le plein avant de descendre vers le sud. Les chevaux dans leur clos me regardent passer avec cet air blasé qu’ils ont peut-être appris des vaches. Ils sont plus habitués à voir sur cette route des pick-up et des vélos que des coureurs. Je tourne sur le chemin qui porte le nom d’un poète. Je m’arrête pour avaler un gel (du carburant pour les derniers kilomètres) et boire de l’eau. Je me remets en route et pars dans la lune.