05 mai 2018

Pourtant ce ciel bleu

J’ai été réveillé par le bruit d’une scie à chaîne. Ça fait partie des risques de la villégiature. Ce matin, le soleil joue à la cachette derrière les nuages. On voit pourtant de grands pans de ciel bleu par-dessus les arbres. La météo hésite sur ses intentions après la tempête de vents de cette nuit. Une mésange vient me dire bonjour, sautille d’un tronc à un autre dans le bouquet de cèdres près de la fenêtre. Elle disparaît. Malgré les petits six degrés au thermomètre, la voisine promène son chien, vêtue d’une robe de chambre et chaussée de babouches. J’aurais probablement pu vivre ma journée sans être témoin de ce spectacle.

Il n’y a plus de traces de l’hiver. Le gazon verdit. Il ne manque plus que la chaleur d’un soleil de printemps.