07 juillet 2015

Olga from Moscow

De : Olga [mailto:email@megared.net.mx]
Envoyé : 3 juillet 2015 21:20
À : Nicolas
Objet : hi


This is me, Olga, from Moscow! Remembered me? How are you?

Still got no message from you! I miss you actually! When we will go out for a date?
I'll be waiting for your suggestions and I hope that our meeting will happen as soon as possible!

Please answer me.








De : Nicolas
Envoyé : 6 juillet 2015 18:29
À : Olga
Objet : RE: hi


Olga,

j’ai beau me creuser la cervelle, rien à faire, je ne réussis pas à me rappeler de vous. C’est pourtant certain, si j’avais déjà rencontré une Olga from Moscow, je m’en souviendrais. C’est que je suis le genre de gars qui vit le genre de vie dans laquelle on ne rencontre pas de Olga from Moscow.

En fait, je peux même confirmer que je n’ai jamais mis les pieds à Moscou. Bien sûr, il n’est pas requis d’être à Moscou pour rencontrer une Olga from Moscow. Je l’admets. Je me limiterai donc au fait que je n’ai jamais rencontré d’Olga, from Moscow ou d’ailleurs. Ça devrait être suffisant pour dissiper tout doute.

Il est donc fort improbable que vous puissiez vous rappeler de moi. Je vous prierais donc de cesser de me harceler : vous m’avez envoyé pas moins de quatre messages identiques dans la même soirée. Ça suffit.

N’attendez donc pas de réponse de ma part : malgré vos requêtes répétées, je ne vous répondrai pas.

Cordialement,


Nicolas


P.S. : Par ailleurs, si vous êtes Julie de St-Constant et que vous avez changé votre nom pour Olga from Moscow, alors là, d’accord, je vous connais. Je vous croyais mariée à ce Mario à calotte qui travaille dans un atelier de débosselage. Sait-on jamais : peut-être êtes-vous maintenant séparés? Je suis moi-même célibataire depuis que ma femme m’a laissé (elle est partie pour un week-end de filles et n’est jamais revenue) il y a maintenant huit ans. De savoir que vous vous ennuyez de moi me touche profondément. Malgré toutes ces années (oui, 1998, c’est déjà loin), et malgré le fait que notre relation ait duré à peine trois mois, je pense encore souvent à vous. Puisque vous semblez intéressée à ce que nous sortions ensemble, et puisque vous tendez sans détour une perche en me demandant de faire des suggestions, je me permettrai de vous donner le rendez-vous suivant : pourquoi pas nous retrouver jeudi soir prochain (c’est le plus as soon as possible que je puisse vous proposer), disons à vingt heures, au Bar l’Étalon - Bar rencontre Country, 3496 boulevard Dagenais Ouest, à Laval. J’ai choisi cet établissement parce que je connais votre amour de la musique country et de la danse. J’y serai, installé au bar. Je siroterai une Bud Lite en vous attendant. Et je porterai une chemise beige. Je vis d’ici là dans l'impatience de vous revoir. Sincèrement, N.