17 septembre 2016

Le Machin à écrire a dix ans




Je vais vous faire un aveu : il y a dix ans, en septembre 2006, j’ai créé Le machin à écrire avec  l’ambition de devenir, à force de travail, de discipline, d’accumulation de mots alignés, un écrivain.

D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours écrit. À part les textes des chansons de mes anciens groupes (et dans la vingtaine, ce manuscrit de roman franchement mauvais et inachevé), je n’avais jamais sérieusement entrepris de me mettre à l’écriture.

En 2006, dans toute ma candeur, je ne savais pas que pour devenir écrivain, il faut avoir signé un contrat d’édition, avoir publié, faire partie de la chaîne du livre, être membre de l’UNEQ, avoir un doctorat en création littéraire, ce genre de choses. En fait, si j’ai bien compris, il n’est pas nécessaire d’être lu pour être écrivain; ce qu’il faut, c’est être publié : c’est l’éditeur qui fait l’écrivain.

Dix ans et à peu près huit cents articles plus tard — la plupart, il faut le dire, n’ayant rien de littéraire — force est de constater que je n’ai pas atteint mon objectif. Je ne suis toujours qu’un écriveron.

Tant pis. Je continue mes petites affaires. Depuis l'an dernier, je me suis mis à l’autoédition, parce que le train n’arrivant pas, j’ai décidé de faire la route à pied, au moins jusqu’à la prochaine gare. C’est qu’on a la tête dure.





Le temps passe vite, comme disent les vieux.

Un dixième anniversaire, c’est évidemment le moment parfait pour un bilan. Plutôt que de m’épancher davantage, permettez-moi plutôt de profiter du corpus du blogue pour vous proposer la lecture de quelques articles de nature introspective publiés au fil des ans. Je m’excuse d’avance pour les jérémiades; j’essaie d’arrêter, mais c’est un peu inévitable, étant incapable de me faire des accroires (voir plus haut) et possédant un penchant naturel pour l’autodérision. Ça donnera tout de même, je pense, une bonne idée du biorythme du Machin à écrire au fil de ses dix ans d’existence.






19 septembre 2006: Intention
Le tout premier billet, dans lequel je tentais de justifier la création du blogue.

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23 septembre 2008: 2e anniversaire
Bilan de l’expérience après seulement deux ans du Machin à écrire.

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12 septembre 2009: Statistiques auto-référentielles
Quelques statistiques pour le troisième anniversaire.

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20 avril 2010: point com
Après avoir existé jusqu’alors à travers une adresse dans Blogger, le Machin à écrire se dote de son propre nom de domaine.

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5 juillet 2010: Crise(tte) existentielle (où le blogueur solitaire se demande encore une fois « À quoi bon? » mais prend le temps de coucher sa perplexité par écrit plutôt que de seulement se faire la remarque à lui-même)

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29 septembre 2010: Quatre ans de Machin à écrire

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12 juillet 2012: Où l’écriveron amateur, après force jérémiades, se convertit au scrapbooking
Tant qu’à se plaindre, aussi bien le faire avec style.

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16 février 2015: Pas mort
Le blogue est peut-être mort, mais pas le Machin à écrire.

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Par ailleurs, depuis 2013, nous publions avec une fréquence variable nos Rapports aux actionnaires.




Le blogue est mort, dit-on, les gens ne lisent plus, il y a trop d’apprentis auteurs, etc. Il n’y a surtout aucune raison d’arrêter. Car je n’ai qu’une seule certitude : quoi qu’il arrive, tant qu’il y aura quelques lecteurs et de l’encre dans le stylo, le Machin à écrire continuera de turbiner, comme il le fait depuis septembre 2006.