22 décembre 2015

Passé simple — Lectures d’enfance

(Image honteusement copiée du site ebay.fr)


J’ai lu quelques-uns des romans de la comtesse de Ségur, dont de vieilles éditions jaunies traînaient à la maison. Idem pour des planches de Bécassine, que j’ai pu lire dans un recueil ancien et tout aussi jauni de La semaine de Suzette. J’ai lu et relu cent fois Tintin et Astérix dont nous avions les collections complètes. J’ai lu Le petit prince et j’ai trouvé ça un peu niaiseux; je me doutais qu’on essayait de m’inculquer une morale, mais je ne saisissais pas très bien laquelle (par contre, l’éléphant dans le serpent, ça me plaisait assez). J’ai lu chaque mois le Sélection du Reader’s Digest, auquel nous étions abonnés. Il me semble avoir lu le Club des cinq, mais je n’en garde aucun souvenir. L’été, pendant les vacances, je me rappelle avoir dévoré à la chaîne des recueils du magazine Spirou empruntés à la bibliothèque. J’ai lu Pif Gadget, surtout pour le gadget. J’ai lu (en partie) l’encyclopédie Alpha, que nous avons constituée péniblement en achetant chaque semaine un fascicule au supermarché. Pour me désennuyer à la messe, j’ai souvent lu d’un bout à l’autre le bulletin paroissial. La lecture a accompagné mon enfance. Je ne peux imaginer à quel point je serais cultivé aujourd’hui si j’avais fréquenté les auteurs classiques.