8 avril 2013

Cinq conseils fondamentaux destinés au futur marathonien

Vous avez suivi nos Dix conseils essentiels à l'usage du coureur débutant, puis nos Dix nouveaux conseils destinés au coureur intermédiaire. Vous avez également su apprécier nos Trois conseils de dernière minute pour le participant au Marathon et demi marathon OASIS Rock'n Roll Competitor Group Brooks Michelob ULTRA de Montréal. Vous voilà devenu un coureur accompli et vous visez maintenant la prochaine étape: la réussite de votre premier marathon. Mais, vous le savez, on ne s'improvise pas marathonien et l'une des vertus de tout coureur sérieux est un esprit ouvert aux conseils prodigués par les rédacteurs de blogues peu scrupuleux dont le seul objectif est de maximiser les revenus publicitaires. Vous êtes chanceux: c'est exactement le but de notre équipe d'experts chevronnés. Ça et, bien sûr, un peu, vous appuyer dans vos préparatifs pour réussir ce fameux premier marathon. Ainsi avons-nous colligé pour vous ces Cinq conseils fondamentaux destinés au futur marathonien qui sauront compléter votre progression et enfin faire de vous marathonien, un vrai. Bonne course!

(Note: l'information présentée ici s'applique également au futur demi-marathonien, qui pourra simplement se limiter à lire la moitié de chaque conseil.)


1. Le plan d'entraînement

Nous menons tous une vie stressante. Nous accumulons le temps supplémentaire au bureau, notre agenda est réglé au quart de tour, il y a l'horaire du train, il faut aller chercher les enfants à la garderie, sans oublier la gestion des tâches domestiques, les parties de soccer des enfants, ainsi que leurs cours de ballet, de violon et de physique quantique. Pour nous détendre, rien de mieux que la course à pied et la préparation d’un premier marathon. Or, réussir son premier marathon exige un entraînement sérieux et c'est pourquoi vous vous fixerez un objectif précis pour compléter cette épreuve, par exemple trois heures, et pour y arriver vous vous astreindrez à un plan d'entraînement strict: quatorze semaines, cinq sorties hebdomadaires dont la durée et le type d'entraînement sont rigoureusement prédéfinis, bref, un plan digne des meilleurs camps militaires. Sachez-le, on ne s'improvise pas marathonien. Vous ne voulez quand même pas devoir avouer à vos collègues de bureau qui ont gravi le Kilimandjaro que vous avez dû abandonner la course. Vous ne voulez pas non plus devenir la risée de vos amis adeptes du IRONMAN en vous humiliant à raconter avoir fait un minable chrono de trois heures trente!

2. Le plan d'hydratation

L'hydratation : un sujet dont on ne parlera jamais assez. Vous croyez que l'hydratation est simple comme la formule H2O? Détrompez-vous! L'hydratation ne se limite pas à boire de l'eau quand on a soif, il s'agit en fait d'une science extraordinairement subtile. Cependant, basé sur un survol de la littérature, nous pouvons résumer la question en trois règles simples: (a) il est primordial de s'hydrater suffisamment sinon, vous risquez de mourir des suites de la déshydratation; (b) cependant, si vous buvez trop, vous risquez d'être frappé d'hyperhydratation et d'en mourir et (c) vous ne pouvez imaginer l'écart infime qui sépare la déshydratation de l'hyperhydratation: quelques millilitres, une ou deux gouttes à peine. La solution: se bâtir un plan d'hydratation rigoureux qui tiendra compte de votre poids, de la température extérieure, de la marque de vos chaussures, ainsi que de l'âge de votre belle-mère. Alternativement, pour vous simplifier la vie, pourquoi ne pas plutôt boire les liquides fluorescents vendus par un de nos commanditaires? Car, en effet, dans le doute, tout sportif doit suivre cette règle d'or: les produits chimiques, surtout ceux de nos commanditaires, sont excellents pour la santé.

3. Courir en bedaine

D'accord, chers messieurs, nous le comprenons, cette épilation intégrale au laser vous a coûté la peau (et le poil, sans doute) des fesses et vous êtes particulièrement fiers de ces pectoraux que vous tentez de sculpter au gym depuis des années. Mais est-ce une raison suffisante pour imposer au public le spectacle de votre narcissisme en courant ainsi torse nu dans le parc? Vous seriez une femme, on vous imaginerait en bimbo aux seins modifiés chirurgicalement qui ferait son jogging en talons hauts. Un peu de tenue, messieurs, et rappelez-vous que la horde de jeunes femmes en chaleur qui vous suit n'existe que dans votre esprit: ce qui vous suit, c'est bel et bien une forte odeur animale parfaitement exempte de toute trace de phéromone.

4. Les blessures

Il ne fait aucun doute que la course à pied, c'est la santé. Or, cette activité peut aussi s'avérer source de handicap lorsque le coureur souffre d'une vilaine blessure, c'est-à-dire presque à longueur d'année. Maux de genoux, tendinites, ampoules, fasciites plantaires: les bobos abondent. Que faire lorsqu'au lendemain d'un entraînement, la douleur est si intense que vous réussissez à peine à vous lever du lit? Pour soigner presque tous les types de blessures, suivez la méthode suivante, développée par le Docteur Smith, spécialiste en médecine sportive de l'équipe olympique canadienne de curling féminin. Tout d'abord, appliquez de la glace dès l'apparition des premiers symptômes. Ensuite, à l'aide d'une balle de golf, massez la région sensible pendant 30 minutes. Asseyez-vous ensuite sur un ballon d'exercice et souriez. (Voir photo). L'utilisation d'une bande élastique de contention et d'une bonne dose de déni peuvent également apporter un certain réconfort à court terme. Au besoin, l'amputation permet dans la plupart des cas d'éliminer les élancements, mais attention, cette technique comporte aussi certains risques. Enfin, il est bon de rappeler l’importance des étirements. En effet, selon la littérature, 50% des études démontrent que les étirements diminuent l'incidence de blessure, alors que les autres concluent plutôt qu'ils sont fortement néfastes.

5. Le grand jour

Suite à une longue préparation, le grand jour arrive enfin où vous prenez part à cette épreuve d'endurance qu'est le marathon. Comme il se doit, vous visez un chrono de trois heures. Or, voilà que les kilomètres se succèdent et que vous prenez conscience que la partie n'est pas gagnée. Dès la deuxième station de ravitaillement, au kilomètre six, vous commencez à voir des papillons alors que vous vous renversez le petit verre de boisson fluo dans la figure. Rien ne va plus. Que faire? Comment venir à bout de cette épreuve sans connaître l'humiliation, alors que le fameux mur est encore bien loin? Il ne vous reste qu'une solution. Prétextant une envie subite d'uriner, sortez du circuit et rendez-vous à l'arrêt de bus le plus près. Vous aurez bien entendu pris soin avant le départ d'étudier le parcours de la course et de localiser les arrêts de bus permettant de passer du point A au point B en économisant de précieux kilomètres. Attention, n'oubliez surtout pas le jour de la course d'apporter un billet de bus ou la monnaie exacte. Et voilà! Vos amis seront estomaqués lorsque vous leur montrerez votre chrono sous les trois heures et surtout les photos vous montrant franchissant le fil d'arrivée frais comme une rose.

[Note: Photo repiquée au hasard dans le Web.]