29 juin 2010
28 juin 2010
26 juin 2010
Dans ton abri antiatomique
Ici je suis bien
Il y a l'électricité
Il y a des conserves
Il y a de quoi lire
Il y a de quoi tenir un bon moment
Dehors, ils peuvent s'entre-tuer
Ils peuvent tout raser
Tant pis pour eux
Je suis bien ici
Allongé
Ta tête sur mon épaule
Ta cuisse sur la mienne
À écouter ta circulation sanguine
En sécurité
Dans ton abri antiatomique
Il y a l'électricité
Il y a des conserves
Il y a de quoi lire
Il y a de quoi tenir un bon moment
Dehors, ils peuvent s'entre-tuer
Ils peuvent tout raser
Tant pis pour eux
Je suis bien ici
Allongé
Ta tête sur mon épaule
Ta cuisse sur la mienne
À écouter ta circulation sanguine
En sécurité
Dans ton abri antiatomique
25 juin 2010
Marketing 2.0
Vous connaissez la bonne vielle arnaque du livre « Comment devenir millionnaire »? L’auteur utilise ce titre accrocheur pour vendre un maximum de copies à des gens curieux ou naïfs ou désespérés. Bien entendu, le texte du livre ne révèle aucune méthode pratique et systématique pour devenir riche. Il se limitera généralement à faire valoir l'importance de la volonté dans le parcours des personnes ayant eu un destin exceptionnel, la visualisation et tout ça (parlez-en à vos amis qui ont lu le fameux livre « Le secret »). On y reprend les messages fondateurs de l'American Way of Life: « tout le monde peut réussir », « quand on veut on peut » et « il faut viser grand ». En fait, la seule personne qui deviendra millionnaire grâce au bouquin en question est son auteur lui-même, grâce aux très nombreuses copies vendues à fort prix à des gens curieux ou naïfs ou désespérés.
Je remarque que le Web 2.0 pullule d’experts du Web 2.0 qui font à peu près la même chose. On nous dit qu'il faut augmenter le trafic sur nos blogues, on suggère qu’il faut s’inquiéter de notre sphère d’influence, on nous exhorte de monétiser notre site web. On parle de Facebook et de Twitter comme de poules aux œufs d’or, alors qu'on croyait qu'il s’agissait en fait de média de communication. On nous explique comment exploiter le système, comment naviguer comme des pros dans l’Internet, gérer notre lectorat et devenir riches et célèbres. Et le message porte : les grandes corporations, les entreprises de tout acabit et les pigistes ont déferlé sur les média sociaux espérant y trouver une nouvelle clientèle. Il y a aujourd’hui presque autant de ces personnes (et de fausses personnes qui représentent une marque ou une société) que de quidam dans Twitter (et j’inclus les petites vedettes pour qui les médias sociaux ne sont ni plus ni moins qu’une machine à gérer leur fan club). Et les zexperts continuent de prêcher, d’offrir leurs services, en bons mercenaires de l'Internet.
Moi, je ne veux pas maximiser ma présence. Je ne veux pas augmenter ma sphère d’influence. Je ne considère pas les personnes qui passent sur mon site ou qui s’abonnent à mon fil Twitter comme des clients. Bien sûr, ça me fait plaisir qu’ils prennent quelques minutes pour lire mes trucs, d’avantage quand ils me laissent un petit mot d’encouragement. Bien sûr, je suis curieux (mais pas naïf, ni désespéré!) et j’utilise un outil pour suivre le trafic sur mon site, question de m’assurer que je ne parle pas tout seul. Bien sûr, je ferais la grosse tête si mon site devenait hyper populaire.
Mais s’il y avait plus de vrai personnes et moins d’experts en marketing et de vendeurs dans le web, peut-être que j’aurais plus de trafic sur mon site?
P.S. : N’hésitez surtout pas à devenir membre du blogue Le machin à écrire grâce à l’outil proposé dans la marge de droite! Aussi, nous vous invitons à nous suivre sur notre fil Twitter au http://www.twitter.com/machinaecrire! Revenez nous voir souvent! Et n’hésitez pas à cliquer sur les bannières publicitaires de nos partenaires! Le Machine à écrire vous remercie! Dites-le à vos amis! SVP RT! Etc., etc.
Je remarque que le Web 2.0 pullule d’experts du Web 2.0 qui font à peu près la même chose. On nous dit qu'il faut augmenter le trafic sur nos blogues, on suggère qu’il faut s’inquiéter de notre sphère d’influence, on nous exhorte de monétiser notre site web. On parle de Facebook et de Twitter comme de poules aux œufs d’or, alors qu'on croyait qu'il s’agissait en fait de média de communication. On nous explique comment exploiter le système, comment naviguer comme des pros dans l’Internet, gérer notre lectorat et devenir riches et célèbres. Et le message porte : les grandes corporations, les entreprises de tout acabit et les pigistes ont déferlé sur les média sociaux espérant y trouver une nouvelle clientèle. Il y a aujourd’hui presque autant de ces personnes (et de fausses personnes qui représentent une marque ou une société) que de quidam dans Twitter (et j’inclus les petites vedettes pour qui les médias sociaux ne sont ni plus ni moins qu’une machine à gérer leur fan club). Et les zexperts continuent de prêcher, d’offrir leurs services, en bons mercenaires de l'Internet.
Moi, je ne veux pas maximiser ma présence. Je ne veux pas augmenter ma sphère d’influence. Je ne considère pas les personnes qui passent sur mon site ou qui s’abonnent à mon fil Twitter comme des clients. Bien sûr, ça me fait plaisir qu’ils prennent quelques minutes pour lire mes trucs, d’avantage quand ils me laissent un petit mot d’encouragement. Bien sûr, je suis curieux (mais pas naïf, ni désespéré!) et j’utilise un outil pour suivre le trafic sur mon site, question de m’assurer que je ne parle pas tout seul. Bien sûr, je ferais la grosse tête si mon site devenait hyper populaire.
Mais s’il y avait plus de vrai personnes et moins d’experts en marketing et de vendeurs dans le web, peut-être que j’aurais plus de trafic sur mon site?
* * *
P.S. : N’hésitez surtout pas à devenir membre du blogue Le machin à écrire grâce à l’outil proposé dans la marge de droite! Aussi, nous vous invitons à nous suivre sur notre fil Twitter au http://www.twitter.com/machinaecrire! Revenez nous voir souvent! Et n’hésitez pas à cliquer sur les bannières publicitaires de nos partenaires! Le Machine à écrire vous remercie! Dites-le à vos amis! SVP RT! Etc., etc.
24 juin 2010
En visite chez le psy
J’entre dans le bureau du psy, qui s’avère être une femme. Elle me fait signe de m’allonger sur le divan, puis se présente:
-- Bonjour, Je suis Eliza.
-- Bonjour, je suis Le machin à écrire.
-- Penses-tu qu'il est normal d'être Le machin à écrire?
-- Peut-être est-il normal de l'être, mais ça ne fait pas de moi une personne normale.
-- Tu n'en es pas certain?
-- Certains jours, j'en doute fortement!
-- Allez !, allez ! précise ta pensée.
-- Par exemple, je crois avoir plusieurs personnalités.
-- Dis-moi, as-tu un problème psychologique?
-- Euh, je crois bien, dans la mesure où il ne me semble pas normal d'avoir plusieurs personnalités. N'est-ce pas le cas?
-- Quelle réponse souhaites-tu entendre?
-- Celle du professionnel. Parlez-moi en toute honnêteté.
-- Ceci est très intéressant.
-- Je vous en prie.
-- Je vois.
-- Hum. Je trouve qu'à 100$ l'heure, cette conversation tourne en rond et va finir par me coûter cher!
-- Allez !, allez ! précise ta pensée.
-- Eh bien, 30 minutes fois 100$ ça fait déjà 50$ et je ne peux pas dire que je me sente mieux.
-- Comment sais-tu que tu ne peux pas dire que tu te sentes mieux?
-- Parce que j'irais même jusqu'à dire que je commence à m'énerver.
-- D'autres raisons te viennent à l'esprit?
-- La politesse élémentaire me retient de vous dire le fond de ma pensée. Je crois que j'en ai assez entendu. Je m’en vais.
-- Peux-tu élaborer davantage sur ce sujet?
-- Cette conversation a assez duré, au revoir!
-- Dis-moi, as-tu un problème psychologique?
-- Ça vous arrive souvent, de répéter la même question plusieurs fois?
-- Qu'est-ce que cela te suggère?
-- Soit (a) mémoire très courte, (b) stupidité profonde ou (c) incompétence crasse.
-- Allez !, allez ! précise ta pensée.
-- Au revoir, madame Eliza!
-- Dis-moi, as-tu un problème psychologique?
Hors de moi, je sors sans répondre.
Conversation générée via ce site (j’ai corrigé quelques erreurs orthographiques d'Eliza). Plus d’info sur ELIZA par ici.
-- Bonjour, Je suis Eliza.
-- Bonjour, je suis Le machin à écrire.
-- Penses-tu qu'il est normal d'être Le machin à écrire?
-- Peut-être est-il normal de l'être, mais ça ne fait pas de moi une personne normale.
-- Tu n'en es pas certain?
-- Certains jours, j'en doute fortement!
-- Allez !, allez ! précise ta pensée.
-- Par exemple, je crois avoir plusieurs personnalités.
-- Dis-moi, as-tu un problème psychologique?
-- Euh, je crois bien, dans la mesure où il ne me semble pas normal d'avoir plusieurs personnalités. N'est-ce pas le cas?
-- Quelle réponse souhaites-tu entendre?
-- Celle du professionnel. Parlez-moi en toute honnêteté.
-- Ceci est très intéressant.
-- Je vous en prie.
-- Je vois.
-- Hum. Je trouve qu'à 100$ l'heure, cette conversation tourne en rond et va finir par me coûter cher!
-- Allez !, allez ! précise ta pensée.
-- Eh bien, 30 minutes fois 100$ ça fait déjà 50$ et je ne peux pas dire que je me sente mieux.
-- Comment sais-tu que tu ne peux pas dire que tu te sentes mieux?
-- Parce que j'irais même jusqu'à dire que je commence à m'énerver.
-- D'autres raisons te viennent à l'esprit?
-- La politesse élémentaire me retient de vous dire le fond de ma pensée. Je crois que j'en ai assez entendu. Je m’en vais.
-- Peux-tu élaborer davantage sur ce sujet?
-- Cette conversation a assez duré, au revoir!
-- Dis-moi, as-tu un problème psychologique?
-- Ça vous arrive souvent, de répéter la même question plusieurs fois?
-- Qu'est-ce que cela te suggère?
-- Soit (a) mémoire très courte, (b) stupidité profonde ou (c) incompétence crasse.
-- Allez !, allez ! précise ta pensée.
-- Au revoir, madame Eliza!
-- Dis-moi, as-tu un problème psychologique?
Hors de moi, je sors sans répondre.
* * *
Conversation générée via ce site (j’ai corrigé quelques erreurs orthographiques d'Eliza). Plus d’info sur ELIZA par ici.
22 juin 2010
19 juin 2010
De beaux panneaux
Une employée du département des ressources humaines du Ministère des transports explique: « Je les avais pourtant prévenus que cet analphabète n’avait aucune qualification pour cet emploi de rédacteur de panneaux de signalisation. Il ne faut pas se surprendre si on se retrouve avec des trucs du genre: "Attention à nos enfants c'est peut être ...le vôtre". Enfin, comment l’enfant de quelqu’un d’autre pourrait-il être le mien? Pourquoi ce pluriel qui devient soudain singulier? »
L’homme responsable de cette formule pour le moins bancale a alors été muté à un poste de graphiste, qui était alors vacant. La mutation aurait fait suite à une série de décisions arbitraires, tout à fait classique du mode de gestion en vigueur dans la fonction publique. Sans surprise, il s’est avéré que les capacités de notre homme dans ce nouveau champ de compétence étaient aussi pour le moins réduites. La dame des RH explique : « Sa seule contribution comme graphiste aura été la série de panneaux de signalisation produits lors de l’introduction des photos radars sur les routes du Québec. Oui, c’est lui, cet appareil photo rudimentaire et ces ridicules rayons rectangulaires. Tout ça est franchement digne du Picasso de la période cubiste… »
Fort heureusement, ce fonctionnaire incompétent aurait depuis été relégué au service des photocopies où il sévit depuis (le budget papier aurait dit-on explosé). Mais le mal était fait.
18 juin 2010
Le moins pire de Twitter (3 de 3)
Et voici donc le restant des archives du moins pire de mon fil Twitter. Et ça continue comme ça avec un rythme plus ou moins régulier au http://www.twitter.com/machinaecrire. Bienvenus à tous.
Insomniaque et enrhumé, j'en étais réduit à compter les boutons.
Avant, j'écrivais des pitreries, maintenant, j'écris des twittreries.
Il n’est pas question que j’invoque la démence! D’ailleurs j'ai un excellent alibi: je jouais au parchesi avec mon ami imaginaire!
Dernière heure: une animatrice de Musique Plus remporte le prix Nobel d'intelligence.
Éploré, le musicien de la fanfare devra se résigner: malgré les recherches, son cor n’a jamais été retrouvé.
Moi, je suis comme les canards: les calembours boiteux, je commence à en avoir mare.
Pendant ce temps, tapi dans l’ombre, le pantalon à taille haute attendait patiemment le jour de sa revanche.
Dernière heure: Le blogueur gagnant du prix Pulitzer n’était qu’une machine générant des textes aléatoires. Les journalistes sont furieux.
On dit souvent que le génie cohabite avec la folie. Mais je me demande: lequel des deux s’occupe de sortir les poubelles?
Selon certaines rumeurs, la fille adoptive du PDG de Monsanto chercherait son père biologique.
Dernière heure: Le Ministre de la culture dépose un projet de loi interdisant la musique d’ambiance dans les sites web.
Petites annonces: Magasin à grande surface cherche femme avec voix nasillarde pour faire les annonces à l'intercom.
C’était un homme de lettre: champion mondial de Scrabble. Il souffrait cependant d’une grave dépression: ses maux comptaient triple.
Je me suis converti à la religion catholique. J’ai de grandes ambitions: avoir un esprit saint dans un corps saint.
Un mélodrame pathétique: Le vilain petit connard.
Dernière heure: Une étude internationale menée auprès de 10 000 utilisateurs montre que le téléphone portable rendrait intelligent.
De nos jours, il est mal vu de dire « connard ». Il faut plutôt dire « non-intelligent ».
Je viens de voir mon premier film en 1D. L'histoire d'un point noir. Scénario banal. Et les lunettes étaient franchement inconfortables.
Il était tellement obèse qu'on disait de lui : "C'est un incontournable".
Dernière heure: L’ONU entérine une résolution proposée par le Royaume-Uni: tous les pays se rallient enfin et adoptent la conduite à gauche.
* * *
Insomniaque et enrhumé, j'en étais réduit à compter les boutons.
Avant, j'écrivais des pitreries, maintenant, j'écris des twittreries.
Il n’est pas question que j’invoque la démence! D’ailleurs j'ai un excellent alibi: je jouais au parchesi avec mon ami imaginaire!
Dernière heure: une animatrice de Musique Plus remporte le prix Nobel d'intelligence.
Éploré, le musicien de la fanfare devra se résigner: malgré les recherches, son cor n’a jamais été retrouvé.
Moi, je suis comme les canards: les calembours boiteux, je commence à en avoir mare.
Pendant ce temps, tapi dans l’ombre, le pantalon à taille haute attendait patiemment le jour de sa revanche.
Dernière heure: Le blogueur gagnant du prix Pulitzer n’était qu’une machine générant des textes aléatoires. Les journalistes sont furieux.
On dit souvent que le génie cohabite avec la folie. Mais je me demande: lequel des deux s’occupe de sortir les poubelles?
Selon certaines rumeurs, la fille adoptive du PDG de Monsanto chercherait son père biologique.
Dernière heure: Le Ministre de la culture dépose un projet de loi interdisant la musique d’ambiance dans les sites web.
Petites annonces: Magasin à grande surface cherche femme avec voix nasillarde pour faire les annonces à l'intercom.
C’était un homme de lettre: champion mondial de Scrabble. Il souffrait cependant d’une grave dépression: ses maux comptaient triple.
Je me suis converti à la religion catholique. J’ai de grandes ambitions: avoir un esprit saint dans un corps saint.
Un mélodrame pathétique: Le vilain petit connard.
Dernière heure: Une étude internationale menée auprès de 10 000 utilisateurs montre que le téléphone portable rendrait intelligent.
De nos jours, il est mal vu de dire « connard ». Il faut plutôt dire « non-intelligent ».
Je viens de voir mon premier film en 1D. L'histoire d'un point noir. Scénario banal. Et les lunettes étaient franchement inconfortables.
Il était tellement obèse qu'on disait de lui : "C'est un incontournable".
Dernière heure: L’ONU entérine une résolution proposée par le Royaume-Uni: tous les pays se rallient enfin et adoptent la conduite à gauche.
17 juin 2010
Le moins pire de Twitter (2 de 3)
Suite des moins pires extraits de mon fil Twitter.
* * *
Je commence un roman traduit de l'anglais. Je lis "Sans déconner" et décode "No kidding". Merde. J'ai soudain très envie de poser ce livre.
Dans la page de paramétrage de iGoogle, un choix étrange: Afficher le chat / Masquer le chat. Ça m'a fait penser au chat de Schrödinger.
Lipsynch de Lepage dans qques min. C'est la première fois que je prépare un "bagage à main" pour aller au théâtre...
Intellectuellement décomplexant: des "jokes" de pet dans une pièce de Robert Lepage.
Ce qu'elles doivent puer des pieds, ces jeunes femmes qui ont porté des bottes de pluie tout l'hiver!
Ce matin, conversation passionnante avec l'hygiéniste dentaire: --On ferme un peu. --Hm. --On ouvre grand. --Hm, hm.
Un ami a inventé un nouveau mot ce soir: manigouiller (= manigancer + magouiller).
Plateau Mont-Royal: Encore et toujours ces piétons suicidaires qui se jettent devant les voitures.
Dans les films postsynchronisés en France, il y a trop de Maïkeul.
Les superhéros se rongent-ils les ongles?
Au cinéma, on a décidé d’abolir le concept de scénariste: tous les films seront dorénavant adaptés de bandes-dessinées.
Marketing: vous faire passer une couleuvre pour du gâteau. Vente: vous faire avaler la couleuvre.
BIXI défectueux. Je le rends à une station et tente d’en prendre un autre. N’y parviens pas. Je rage et produis une tonne de bile et de CO2.
Dans la page de paramétrage de iGoogle, un choix étrange: Afficher le chat / Masquer le chat. Ça m'a fait penser au chat de Schrödinger.
Lipsynch de Lepage dans qques min. C'est la première fois que je prépare un "bagage à main" pour aller au théâtre...
Intellectuellement décomplexant: des "jokes" de pet dans une pièce de Robert Lepage.
Ce qu'elles doivent puer des pieds, ces jeunes femmes qui ont porté des bottes de pluie tout l'hiver!
Ce matin, conversation passionnante avec l'hygiéniste dentaire: --On ferme un peu. --Hm. --On ouvre grand. --Hm, hm.
Un ami a inventé un nouveau mot ce soir: manigouiller (= manigancer + magouiller).
Plateau Mont-Royal: Encore et toujours ces piétons suicidaires qui se jettent devant les voitures.
Dans les films postsynchronisés en France, il y a trop de Maïkeul.
Les superhéros se rongent-ils les ongles?
Au cinéma, on a décidé d’abolir le concept de scénariste: tous les films seront dorénavant adaptés de bandes-dessinées.
Marketing: vous faire passer une couleuvre pour du gâteau. Vente: vous faire avaler la couleuvre.
BIXI défectueux. Je le rends à une station et tente d’en prendre un autre. N’y parviens pas. Je rage et produis une tonne de bile et de CO2.
16 juin 2010
Le moins pire de Twitter (1 de 3)
Je publie des trucs sur Twitter depuis la fin février. Question d'archiver une partie de ce que j'y écris et question aussi de compenser la faible fréquence de nouvelle publication dans ce blogue, je reprendrai ici les moins pires extraits de mon fil Twitter. Premier épisode de trois.
Conte express: Il était une fois [insérer ici l'intrigue de votre choix]. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Sitôt huit heures, ces twitteurs sont tout ouïe.
Quinte : La toux itère.
Je me demande ce que ressent la marionnette à gaine quand on y insère la main?
Interrogée sur son voisin suspecté d’être un tueur en série, la madame déclare: « Je comprends pas, il avait l’air tellement tranquille. »
Seul devant un blue screen, l’acteur simula toute la journée des combats contre des zombies invisibles. Ensuite, il coucha avec la clapgirl.
Bien que touché à l’épaule, il se lança à leur poursuite; ce n’est pas ce genre de broutille qui allait l’empêcher de sauver le monde.
Paralysé par le doutes, il demeurait là, à calculer son prochain coup, lorsqu’un piano lui tomba sur la tête.
Armé de ses certitudes, il avançait tête baissée et se dirigeait tout droit dans un mur.
Un papillon battit des ailes aux antipodes. S’ensuivirent une tempête de neige et un crash boursier
Les cris, horribles, s’éloignaient enfin. Les mains tremblantes, il sortit son carnet pour tenter une esquisse de la créature.
Elle retira l'appareil de sur sa tête, épuisée. Merde, c'était encore meilleur qu'en vrai!
Un auteur Français à succès s'assoit à sa table de travail en se demandant quel scandale il pourrait bien déclencher cette fois-ci.
Ils reviennent dans des boîtes de contreplaqués / Les militaires / Ils reviennent par avion / Puis on les enterre
En échange de cinq cent dollars l’heure, le conférencier motivateur, tout sourire, faisait la leçon à une pleine salle d’employés désabusés.
Le cruciverbiste peinait, découragé. Malgré la richesse de son vocabulaire, les horizontales et les verticales le narguaient. Satané sudoku!
Il n’avait plus ni amis, ni famille. Il était coincé. Prisonnier. Pas moyen de quitter cette secte. Il se servit un autre verre de Kool-Aid.
Même les vies sans histoire se terminent par une tragédie.
Michel, son nombril, son égo, sa fatuité et son arrogance en furent quitte pour une thérapie de groupe.
-- Merci, je suis flatté de cet hommage, je ne m'y attendais pas du tout, dit-il sortant de sa poche des notes manuscrites pour un discours.
Cet énième tweet tient de l’énigme et met en relief l’intérêt de spécifier des règles strictes et de rendre difficile l’entreprise d’écrire.
(Bis)Le principe est simple: générer des écrits, préférer les lettres e et i. Cette exigence bête titille le scribe déterminé et discipliné.
(Ter)Éviter d’étirer ce divertissement: inévitablement, l’excès de zèle effrite l’intérêt des mecs et femmes en visite. Twitter l’inclément.
Il y avait eu un écureuil. Et un chat. Même un chevreuil égaré, une fois. Mais jamais auparavant un panda ne s’était noyé dans leur piscine.
Le gourou du Web 2.0 termina son discours. "Twitter sauvera l’humanité", dit-il. Avant d’applaudir, l’auditoire murmura à l’unisson: "Amen".
En l’an un, j’ai vu: en oh! et en os, le b.a.-ba du nu. J’ai bu au ru et K.O., j’ai su: Tu es Io. Tu es l’or. Je te l’ai lu et là, tu as ri.
Voulez-vous vraiment perdre toutes vos illusions? Cette opération est irréversible. [ OK ] [ Annuler ]
La nanotechnologie a fait des pas de géant.
Petit à petit, les baobabs continuent de croître.
D'autres écrivent des romans-fleuves, moi j'écris des tweets-ruisseaux...
Elle est à la page. À la page blanche. Mon angoisse.
Ce roman-fleuve écrit à la plume avait fait grand bruit. Voulant pousser plus loin le marketing, il entreprit d’écrire le sien avec son nez.
Puis Dieu créa la grenouille et le crapaud et leur dit: « Allez et coassez »...
Le juge en avait plus qu’assez des gens qui ronflaient dans l’assistance. Exaspéré, il frappa de son maillet et s’écria: "Pas dans ma cour!"
Théâtre: Cinéma en 4D.
* * *
Conte express: Il était une fois [insérer ici l'intrigue de votre choix]. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Ces touits itou twittaient.
Sitôt huit heures, ces twitteurs sont tout ouïe.
Quinte : La toux itère.
Je me demande ce que ressent la marionnette à gaine quand on y insère la main?
Interrogée sur son voisin suspecté d’être un tueur en série, la madame déclare: « Je comprends pas, il avait l’air tellement tranquille. »
Seul devant un blue screen, l’acteur simula toute la journée des combats contre des zombies invisibles. Ensuite, il coucha avec la clapgirl.
Bien que touché à l’épaule, il se lança à leur poursuite; ce n’est pas ce genre de broutille qui allait l’empêcher de sauver le monde.
Paralysé par le doutes, il demeurait là, à calculer son prochain coup, lorsqu’un piano lui tomba sur la tête.
Armé de ses certitudes, il avançait tête baissée et se dirigeait tout droit dans un mur.
Un papillon battit des ailes aux antipodes. S’ensuivirent une tempête de neige et un crash boursier
Les cris, horribles, s’éloignaient enfin. Les mains tremblantes, il sortit son carnet pour tenter une esquisse de la créature.
Elle retira l'appareil de sur sa tête, épuisée. Merde, c'était encore meilleur qu'en vrai!
Un auteur Français à succès s'assoit à sa table de travail en se demandant quel scandale il pourrait bien déclencher cette fois-ci.
Ils reviennent dans des boîtes de contreplaqués / Les militaires / Ils reviennent par avion / Puis on les enterre
En échange de cinq cent dollars l’heure, le conférencier motivateur, tout sourire, faisait la leçon à une pleine salle d’employés désabusés.
Le cruciverbiste peinait, découragé. Malgré la richesse de son vocabulaire, les horizontales et les verticales le narguaient. Satané sudoku!
Il n’avait plus ni amis, ni famille. Il était coincé. Prisonnier. Pas moyen de quitter cette secte. Il se servit un autre verre de Kool-Aid.
Même les vies sans histoire se terminent par une tragédie.
Michel, son nombril, son égo, sa fatuité et son arrogance en furent quitte pour une thérapie de groupe.
-- Merci, je suis flatté de cet hommage, je ne m'y attendais pas du tout, dit-il sortant de sa poche des notes manuscrites pour un discours.
Cet énième tweet tient de l’énigme et met en relief l’intérêt de spécifier des règles strictes et de rendre difficile l’entreprise d’écrire.
(Bis)Le principe est simple: générer des écrits, préférer les lettres e et i. Cette exigence bête titille le scribe déterminé et discipliné.
(Ter)Éviter d’étirer ce divertissement: inévitablement, l’excès de zèle effrite l’intérêt des mecs et femmes en visite. Twitter l’inclément.
Il y avait eu un écureuil. Et un chat. Même un chevreuil égaré, une fois. Mais jamais auparavant un panda ne s’était noyé dans leur piscine.
Le gourou du Web 2.0 termina son discours. "Twitter sauvera l’humanité", dit-il. Avant d’applaudir, l’auditoire murmura à l’unisson: "Amen".
En l’an un, j’ai vu: en oh! et en os, le b.a.-ba du nu. J’ai bu au ru et K.O., j’ai su: Tu es Io. Tu es l’or. Je te l’ai lu et là, tu as ri.
Voulez-vous vraiment perdre toutes vos illusions? Cette opération est irréversible. [ OK ] [ Annuler ]
La nanotechnologie a fait des pas de géant.
Petit à petit, les baobabs continuent de croître.
D'autres écrivent des romans-fleuves, moi j'écris des tweets-ruisseaux...
Elle est à la page. À la page blanche. Mon angoisse.
Ce roman-fleuve écrit à la plume avait fait grand bruit. Voulant pousser plus loin le marketing, il entreprit d’écrire le sien avec son nez.
Puis Dieu créa la grenouille et le crapaud et leur dit: « Allez et coassez »...
Le juge en avait plus qu’assez des gens qui ronflaient dans l’assistance. Exaspéré, il frappa de son maillet et s’écria: "Pas dans ma cour!"
Théâtre: Cinéma en 4D.
6 juin 2010
Ketchup
Ketchup revint vers la maison-château par le jardin. Il faisait nuit. Ketchup était un gros chien bâtard, ressemblant vaguement à un berger allemand, en plus gros. Il marchait d’un bon pas s’étirant le cou vers l’avant, la langue sortie à travers les crocs. Il était allé faire ses besoins chez le voisin, comme d’habitude. Il avait d’abord fait un petit tour dans le jardin de la maison de son maître, reniflant ici et là, puis avait traversé la haie de cèdre à l’endroit où elle était moins touffue, avait trotté jusque chez le deuxième voisin, qui habitait lui aussi une maison-château gigantesque. Faisant comme si de rien n’était, Ketchup avait reniflé un peu en divers endroits sur le grand terrain, pour finalement faire sa petite affaire sans gêne aucune, en plein milieu de l’espace gazonné qui séparait le vaste patio de bois et la piscine creusée semi-olympique. Enfin, il était revenu vers chez lui d’un bon pas. Mais maintenant qu’il était devant la grande porte vitrée à l’arrière de la maison de son maître, il constata que celle-ci était fermée. Son maître ne l’avait pas attendu. Ketchup jappa un peu. Cela n’eut aucun effet : pas un mouvement dans la maison, qui était pongée dans l’obscurité. Aucun indice de la présence de son maître. Était-il parti en le laissant tout seul dehors? Ketchup jappa encore. Mais rien. Il alla voir à la porte qui donnait sur le garage. Fermée aussi. Il retourna à la porte vitrée et jappa encore, plus fort. Rien. Ketchup n’était pas content, il était très contrarié qu’on le laissât comme ça dehors en pleine nuit. Généralement, quand il jappait, ça bougeait à l’intérieur, la lumière extérieure s’allumait, la porte s’ouvrait et il pouvait enfin entrer. Il recevait parfois au passage un coup de pied au cul, mais au moins il ne restait pas comme cette nuit à se les geler dehors. Faisant une nouvelle tentative pour provoquer cette séquence d’événements favorable, il jappa de nouveau. Il pleurnicha un peu aussi; parfois, cela avait un meilleur effet. Ces hurlements durèrent une bonne quinzaine de minutes, mais en vain : c’était bel et bien mort dans la maison. Alors, Ketchup s’assit sur le pas de la porte et attendit un peu, les oreilles dressées. Ça dura un long moment. Puis, il s’allongea par terre. Et il attendit comme ça, immobile, en réfléchissant au sens de sa vie de chien, et tout ça.
3 juin 2010
Recyclage
On recycle bien le papier, pourquoi on ne recyclerait pas la poésie? Il publiait dans un obscur blogue les chutes et les rejets, les phrases mutilées par les ratures et les bouts de texte cachés dans les boulettes de papiers qui s’accumulaient dans la corbeille. Ça formait un bric-à-brac sans structure et sans propos, un peu écriture automatique, un peu n’importe quoi. Si à l’origine il n’avait pas retenu ces bouts de texte, c’est qu’ils n’étaient sans doute pas à la hauteur, n’est-ce pas? C’était donc assez mauvais et personne ne venait jamais sur le blogue lire cette œuvre recyclée. Mais ça lui donnait bonne conscience, question écologie.
J'ai regardé à gauche, à droite
Avant de traverser ta vie
Elle est plus difficile à retenir
Qu'un numéro de téléphone
Mon amour à haute-fidélité
J’étouffais
J’étouffais pour toi
Hélas oubliées, les horreurs de naguère
Le bruit blanc de mes idées noires
La ratologie
Science de la vie à deux
Vas-tu finir par te décider
À prendre le pont bridge
À sortir de l'île
Je te cherche des puces
Tu me cherches des poux
Ce sont les fantômes de mes 20 ans
Qui viennent me hanter de temps en temps
C'était dans le temps
Où on ne faisait rien, pour passer l'temps
On se croyait immortels et pourtant
Aurais-je trop pris mon temps
Sur l’autoroute de mes vingt ans
Survivre à la nième guerre mondiale
Caché dans ma banlieue
USA contre les forces du mal
Le reste du monde au milieu
Je paye ma vie à l'heure
Les yeux collés sur le compteur
C'est un film dans lequel
Joue quelqu'un qui me ressemble
C'est l'expert en sinistre
Qui a dû apprécier
Pour déboguer mes humeurs
Narcotiques, antidépresseurs
J'avais compté tous les moutons
Mais je ne dormais pas encore
Je suis sorti promener mon cancer
Le pauvre petit avait besoin d'air
Les paroles s'envolent
J'ai chuchoté contre le vent
Banlieues beiges
Banlieues grises
Piétons perdus
Trottoirs déserts
Débouté en appel
Débité en rondelles
Le copié-collé, y a que ça de bien
Obtenez 2 fois plus pour 2 fois moins
– Que faisiez-vous quand Kennedy est mort?
– Je faisais rien, j'étais pas né
Les doigts habiles de la doctoresse
Chassent la douleur et la détresse
Je me suis enfui avec la chanteuse
On a filé, piano
J'entretiens la flamme
La flamme au foyer
J'entretiens mon psy
Ses factures salées
Les douleurs sourdes des masses muettes
Le destin aveugle des masses muettes
Entre chien et loup
Je suis aux abois
Ils hésitent
Ils zozotent
Des génocides au Timor
J'te cherche des puces
Tu m'cherches des poux
J'ai des amis biens placés
Dans la police du plaisir
Avant ma mise à mort
Mes souhaits:
Une p'tite vite
Une première cigarette
Et une dernière cuite
Fais ton lit, fleur de sel
Je me ferai petit
Et la terre et le ciel
Aussi
Le dandy raton
Est-ce un satellite?
Ou la station spatiale?
Une étoile filante au ralenti?
Ou une poussière dans mon œil?
Je t'aime, béat
Administre-moi de l'amour
La voix tonitruante du mime muet
C'est l'heure où sous les ponts
Pleuvent les suicidés
Oublie les 7 degrés de séparation
Je connais la moitié de la ville par son petit nom
Décolleté de dentelle
Débouté en appel
Débité en rondelles
Ton nom ma biche
Ton nom m'habite
Je te fabrique
Un acrostiche
Un rien lubrique
Mais tu t'en fiches
* * *
J'ai regardé à gauche, à droite
Avant de traverser ta vie
Elle est plus difficile à retenir
Qu'un numéro de téléphone
Mon amour à haute-fidélité
J’étouffais
J’étouffais pour toi
Hélas oubliées, les horreurs de naguère
Le bruit blanc de mes idées noires
La ratologie
Science de la vie à deux
Vas-tu finir par te décider
À prendre le pont bridge
À sortir de l'île
Je te cherche des puces
Tu me cherches des poux
Ce sont les fantômes de mes 20 ans
Qui viennent me hanter de temps en temps
C'était dans le temps
Où on ne faisait rien, pour passer l'temps
On se croyait immortels et pourtant
Aurais-je trop pris mon temps
Sur l’autoroute de mes vingt ans
Survivre à la nième guerre mondiale
Caché dans ma banlieue
USA contre les forces du mal
Le reste du monde au milieu
Je paye ma vie à l'heure
Les yeux collés sur le compteur
C'est un film dans lequel
Joue quelqu'un qui me ressemble
C'est l'expert en sinistre
Qui a dû apprécier
Pour déboguer mes humeurs
Narcotiques, antidépresseurs
J'avais compté tous les moutons
Mais je ne dormais pas encore
Je suis sorti promener mon cancer
Le pauvre petit avait besoin d'air
Les paroles s'envolent
J'ai chuchoté contre le vent
Banlieues beiges
Banlieues grises
Piétons perdus
Trottoirs déserts
Débouté en appel
Débité en rondelles
Le copié-collé, y a que ça de bien
Obtenez 2 fois plus pour 2 fois moins
– Que faisiez-vous quand Kennedy est mort?
– Je faisais rien, j'étais pas né
Les doigts habiles de la doctoresse
Chassent la douleur et la détresse
Je me suis enfui avec la chanteuse
On a filé, piano
J'entretiens la flamme
La flamme au foyer
J'entretiens mon psy
Ses factures salées
Les douleurs sourdes des masses muettes
Le destin aveugle des masses muettes
Entre chien et loup
Je suis aux abois
Ils hésitent
Ils zozotent
Des génocides au Timor
J'te cherche des puces
Tu m'cherches des poux
J'ai des amis biens placés
Dans la police du plaisir
Avant ma mise à mort
Mes souhaits:
Une p'tite vite
Une première cigarette
Et une dernière cuite
Fais ton lit, fleur de sel
Je me ferai petit
Et la terre et le ciel
Aussi
Le dandy raton
Est-ce un satellite?
Ou la station spatiale?
Une étoile filante au ralenti?
Ou une poussière dans mon œil?
Je t'aime, béat
Administre-moi de l'amour
La voix tonitruante du mime muet
C'est l'heure où sous les ponts
Pleuvent les suicidés
Oublie les 7 degrés de séparation
Je connais la moitié de la ville par son petit nom
Décolleté de dentelle
Débouté en appel
Débité en rondelles
Ton nom ma biche
Ton nom m'habite
Je te fabrique
Un acrostiche
Un rien lubrique
Mais tu t'en fiches
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