29 octobre 2009

Niaiseries avec A (H1N1)

  • A(h, ini)ntéressants topos sur la grippe, vous m'ennuyez!
  • Dans un bon humus, il faut mettre du ta(hini).
  • J'étais ni par sa grâce enva(hi, ni) éba(hi, ni) subjugué, ni par une rougeur tra(hi, ni) en pâmoison, mais tout de même enchanté de faire sa connaissance.

28 octobre 2009

Mieux que rien

...c’était une des rares choses dans sa vie pour laquelle il n’avait pas de regrets.

26 octobre 2009

Euro-viro-sceptiques

Le graphique qui suit compare l’intérêt pour le mot-clé « H1N1 » au Canada et en France depuis le début de l’année. On voit clairement que pendant qu’au Canada on s’intéresse au plus haut point à la fameuse grippe A (H1N1) (puisque tel est son nom pas très sexy), en France, on s’en fout royalement. Selon les échos que je perçois d’ici, il semble que la majorité des Français prend cette grippe soit comme une grosse exagération, soit comme une conspiration (impliquant les méchantes corporations pharmaceutiques, etc.)


Source : Google Trends. La requête suivante en date d’aujourd’hui : http://www.google.com/insights/search/#q=H1N1&geo=CA%2CFR&date=1%2F2009%2012m&cmpt=geo

Bien entendu, il y a aussi des sceptiques en nos contrées. Et tout ce scepticisme me laisse songeur. Je ne doute pas un instant que la prévention en santé publique soit difficile à communiquer à une population. Ça repose en effet sur des concepts trop subtils, comme les probabilités et la de gestion de risque, pour que ça puisse être saisi par monsieur-madame-tout-le-monde. Il faut dire que la folie sécuritaire qui a fait suite aux attentats états-uniens de septembre 2001 a eu le don de faire tiquer quiconque a un esprit critique moindrement acéré. Ça et la guerre en Iraq (entre autres) aura avivé chez le badaud moindrement paranoïaque la propension aux théories de la conspiration. Et voilà que maintenant toutes les instances de santé publique du monde se sont liguées pour nous monter l’arnaque du siècle (de collusion avec les méchantes corporations pharmaceutiques, etc.)… En guise de démonstration, certains sceptiques n’hésitent pas à nous servir l’exemple du bogue de l’an 2000, ce qui a le don de m’énerver. À ceux-là je répondrai : comment peut-on stupidement inclure dans la même théorie de la conspiration le fait que (a) il n’y a eu que peu de problèmes techniques en janvier 2001 et que donc il n’y avait pas de bogue et c’était un faux problème et (b) des centaines de milliers de programmeurs à travers le monde ont « fait semblant » de corriger des bogues pendant la dernière moitié des années 1990? Parce qu’en effet, une fois tout le monde vacciné, on ne pourra plus démontrer que si on n’avait rien fait c’eût été la catastrophe. Mais n’est-ce pas là le résultat d’une mesure de prévention?

Si cette grippe A (H1N1) (je ne m’habituerai jamais à ce nom poche) avait des symptômes dans le genre lésions cutanées sévères, bubons, gangrène des extrémités, confusion, production effrénée de salive, yeux globuleux, tremblements pouvant aller jusqu’aux convulsions, etc. on n’aurait pas besoin de plus de dix cas pour que les centres de vaccination soient pris d’assaut par la population.

Tiens, il me semble qu’il y aurait un amusant scénario de film d’horreur à tirer de cette histoire. Un virus mystérieux transforme les humains en zombies. Suite à quelques cas isolés, par chance, on réussit à mettre au point un vaccin efficace contre ce virus zombifiant. Une campagne de vaccination mondiale est immédiatement mise sur pied. Mais en France, la population n’y croit pas : la majorité des cas sont répertoriés dans des pays d’Afrique sub-saharienne, le taux de mortalité ne semble pas à première vue très élevé. Les Français euro-viro-sceptiques refusent donc le vaccin, y voyant une conspiration menée par les méchantes corporations pharmaceutiques (etc.). S’ensuit un film bien sanglant où les Français de toutes les régions se transforment en zombies sanguinaires!

24 octobre 2009

QI

Il était tellement con que dans son cas on ne pouvait pas parler de quotient intellectuel parce que ça faisait une division par zéro.

18 octobre 2009

La mort du journalisme

J'ai lu hier dans le journal cette phrase étrange: «L'enfant a vomi en direct à la télé chaque fois que cette question a été abordée.» Et je me suis dit que YouTube allait sûrement battre un nouveau record d'audience.

11 octobre 2009

Les milliardaires dans l'espace

Le jet set? Vous voulez rire! Aujourd'hui, le nec plus ultra, c'est le rocket set.

10 octobre 2009

Un K particulier

Les québécois, pour une raison que j’ignore, semblent vouer un culte étrange à la lettre K, une lettre pourtant presqu’inutilisée dans la langue française. Bien que le K ait cet avantage de se prononcer d’une façon unique et non ambiguë devant toutes les voyelles, la langue française lui préfère les lettres C et QU pour le son [k]. Ainsi : CA, QUE, QUI, CO, CU. En français, le K est la deuxième lettre la moins utilisée en français, après le W.

Pourquoi cette fixation pour le K au Québec? À titre d’illustration, on voit souvent ainsi orthographié ce gros mot québécois: « tabarnak » (prononciation en joual de tabernacle). Pourquoi ce K final? Pourquoi pas « tabarnac »? Curieux, j’ai comparé le nombre de résultats dans Google pour différentes orthographes possibles de ce mot du terroir :

Tabarnak

110 000

Tabarnack

80 400

Tabarnaque

33 300

Tabarnac

21 500


Je suis assez déçu que l’orthographe qui me plaise le plus et qui est le plus simple, tabarnac, soit le moins utilisé. Tabarouette, il semble que la folie du K ait encore frappé! Pourtant, n’écrit-on pas : bac, lac, sac, tic-tac... Tiens-tiens, il semble que la plupart des mots se terminant en « ac » n’aient qu’une syllabe!

Le K fait branché. Dans le petit monde de la musique rock québécoise (et en particulier dans ce qu’on appelle à Montréal (oui, je sais, c’est réducteur et condescendant) « la scène locale »), quand on se cherche un nom, le K semble s’imposer. Ainsi, quelques exemples de groupe auxquels on a eu droit ces dernières années : Akuma, Kaïn, Karkwa, Karlof Orchestra, Kermess, Kulcha Connection, Le Kitchose Band, Okoumé, etc. Pourquoi tant de K? Serait-ce relié à la lettre K dans les mots rock, punk, funk, ska? On peut voir l’ampleur des ravages du K maudit dans le répertoire des groupes et artistes dont les albums sont distribués par le défunt distributeur de disque indépendant Local Distribution, où plus de 15% des noms comporte au moins un K, ce qui représente une fréquence hors du commun (en toute mauvaise foi, j’admets aussi dans ma statistique des noms anglophones, mais quand même).

Je m’essaie à quelques pistes d’explication.

D’abord, je remarque que la lettre K abonde dans certaines langues amérindiennes. Par exemple, les communautés Mohawk : Akwesasne, Kahnawake et Kanesatake. Il semble qu’on ait déjà écrit, au début de notre histoire : Kebec.

Autre influence possible : une émulation de l’anglais, qui utilise plus volontiers cette lettre (c’est tout de même la 5e lettre la moins fréquente en anglais). Le phénomène pourrait ainsi être en dû à l’exposition importante des québécois à la langue anglaise.

Enfin, il est possible que le K fasse tout simplement cool. J’imagine parfaitement un nartiste nommé Éric Caron qui se donne comme pseudonyme Érik Karon. C’est vraiment autre chose.

7 octobre 2009

Je t'ai vu!

Google vient de mettre en ligne le service Street View pour Montréal. Plus tôt cette année, j'avais souvent vu dans mon quartier une auto sur le toit de laquelle était installé une caméra. J'en avais déduit qu'elle participait au ratissage des rues de Montréal pour Google Street View. Finalement, il se pourrait bien qu'une seule voiture ait fait le travail... La preuve, la voici en réflexion dans 2 images!



Il semble bien qu'il s'agisse d'un opération à très petit budget. On paye un contractuel pour qu'il se promène et prenne les photos. Ensuite, on envoie les images en Chine pour que des enfants sous-payés (et bien entendu maltraités) effacent les visage et les plaques d'immatriculation. Et la devise de Google serait « don't be evil »?

4 octobre 2009

Statistiques lexico-bibliques


Note: La traduction de J. N. Darby faite directement des textes en hébreu et en grec est reconnue pour être très littérale. Source: http://www.bibliquest.org/Bible/BibleJNDdoc-Bible.doc