30 juin 2009
Pour en finir une bonne fois pour toute avec les haïkus
24 juin 2009
Elsa, de passage
23 juin 2009
Un certain roman moderne
18 juin 2009
16 juin 2009
14 juin 2009
Encore des haïkus
Hostie de Ciboire
De Calice de Tabarnac'
De Saint-Sacrament
Haïku charade
Mon premier: douleur
Mon deuxième: soutient la tête
Mon tout: poétique
Haïku chanson (d'après Charlebois)
I'm a frog, kiss me
And I'll turn into a prince
(Solo de guitare)
Haïku liste d'épicerie (ou "Ce soir on mange des hamburgers")
Pains ronds, condiments
500 g de viande hachée
Crudités et bière
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
Batracien lacustre
Les cuisses en extension
Le bruit d'un plongeon
Haïku théorème
Pour tout lac y
Il existe une grenouille x
Tel que ça fait plouf!
11 juin 2009
"J'aime mon public et mon public m'aime"
10 juin 2009
Le BIXI et sa grosse bitte (avec deux t)
Les systèmes de location de vélos en libre-service existent depuis déjà quelques années. Diverses sociétés ont été impliquées dans la mise au point incrémentale du concept et des technologies, notamment la société américaine Clear Channel et la française JCDecaux, deux entreprises spécialisées dans le mobilier urbain, c'est-à-dire les moyens détournés de tapisser un maximum de publicités dans l'espace urbain. L'allemande Deutsche Bahn Group et son service Call a bike est également digne de mention.
Depuis la fin des années 1990 sur une base plus expérimentale, et surtout depuis le milieu des années 2000, des systèmes de vélos en libre-service ont été déployés dans de nombreuses villes européennes, notamment:
- CityBike à Vienne;
- Bycyklen københavn à Copenhagen;
- Vélo'v à Lyon;
- Vélib' à Paris;
- Bicing à Barcelone.
Ceci dit, comme j'habite dans la zone de forte densité de déploiement des vélos BIXI, que ça devrait m’être utile et que les vélos ont l’air sympathiques, je compte m'abonner au service. Et ce, malgré le tarif annuel assez coûteux de 78 $.
Me rendant sur le site de BIXI, je constate que l'abonnement est associé à l’acceptation, comme il se doit dans notre monde moderne, à un « contrat d'utilisation » de 10 pages qui documente la liste des très nombreuses responsabilités de l'usager, alors qu'en contrepartie, la société responsable du service ne semble n'avoir aucune obligation. Je note dans ce contrat de service que les « points d’attache des vélos affectés au Service » sont appelés des « Bollard ». Bollard? Curieux, je consulte le Robert. Il s'agit d'un terme maritime. Le bollard est une « Grosse bitte d'amarrage au bord d'un quai ». Je m'amuse à imaginer qu'on ait plutôt choisi d'utiliser « grosse bitte » dans le blabla légal du contrat d'utilisation. Article 6.2.3: « Pour restituer le vélo, l'utilisateur doit le raccrocher à une grosse bitte disponible. »
Je continue ma lecture. L'article 9.6 me semble particulièrement bien indiqué : « L'utilisateur déclare être en mesure d'utiliser un vélo et avoir la condition physique adaptée à cette utilisation. » On a vraiment pensé à tout, au contentieux de Stationnement de Montréal!
J’ai déjà hâte de procéder à mon premier amarrage.
9 juin 2009
Pause pub
Puis, il y eut une pause pendant laquelle des gens, perdus dans une jungle, discutaient gravement. C'était assez ennuyant, je ne comprenais pas très bien de quoi il était question et je suis donc allé aux toilettes.
Au retour, le programme principal avait repris. Encore une série de sketches d'une minute, de l'humour moche, des dialogues idiots, des clips musicaux vaguement conceptuels dont on ne saisissait pas le but. Parfois ça ressemblait à un téléroman québécois, parfois à une scène d'un film produit par Luc Besson et d'autre fois à un vidéoclip.
Après quelques minutes, il y a eu une autre pause pendant laquelle on revenait encore avec les gens perdus sur une île déserte. Cette fois s'en était trop. Ma tisane était terminée, j'avais mieux à faire et j'ai éteint à télé.
3 juin 2009
Clichés
- Dans une comédie grand public, le personnage bouffon boit un breuvage goulûment, puis émet un gros rot sonore. Cette scène apparaît notamment dans tous les longs métrages de dessins animés américains réalisés depuis dix ans. On dit que ces films sont pour toute la famille? Merde, me dis-je, je n'ai plus cinq ans, et je change de poste.
- Dans les films d'action, on n'hésite jamais à nous servir l'inévitable coup du compte à rebours, ce vieux truc forçant un suspense paroxysmique. Je ne verrai jamais le héro résoudre l'impossible avant que le chrono n'atteigne le zéro: déjà je regarde quelqu'autre niaiserie ailleurs.
- Comédie dramatique. Deux personnages dans une voiture. Ils roulent et discutent un moment. Une chanson pop d'antan se met à jouer à la radio. Les deux personnages entonnent en choeur la chanson, on espère que ça va durer dix secondes, mais non, il faut se taper tous les couplets et ça dure plus de trois minutes. C'est sensé susciter chez le spectateur un sentiment de bonheur. Je grommelle et m'écrie « Ah, non, pas encore! » en changeant de chaîne.
- Une femme soudain seule dans la vie (son mari étant mort récemment dans un accident), déménage dans une petite bourgade, achète pour une bouchée de pain une immense maison victorienne de 2 étages totalement délabrée. Sur des airs pop rock d'antan, la femme (une actrice à la mode très jolie) rénove la résidence de fond en comble, toute seule, en un week-end. Je n'attends surtout pas qu'apparaisse le prince charmant sur le pas de la porte du château (ce qui survient généralement dans les cinq minutes suivantes) et, les dents serrées, je presse le bouton pour passer à la chaîne suivante.
- Des stepettes de kung-fu? Des super-héros? Je zappe!
- Le scénario de la vengeance: Le héro subi une humiliation suprême et/ou une agression barbare pendant trente minutes, puis passe une heure à traquer le méchant pour enfin lui régler son compte en lui faisant subir les pires atrocités durant les quinze dernières minutes du film. Le spectateur est sensé ressentir un petit frisson de joie sadique d’extrême droite, mais depuis longtemps je suis passé à autre chose, m'évitant une nausée certaine.
- Le scénario "Ils ne pouvaient pas s'aimer": une superbe fille et un beau mec se tournent autour pendant la majeure partie du film. Comme spectateur, on voudrait qu'ils se tombent dans les bras, mais rien à faire: un antagonisme naturel, une différence de statut social, la distance géographique, des fiançailles avec un autres personnages ou diverses considérations les empêchent de s'aimer. Bien entendu, le scénario fera en sorte que, dix minutes avant la fin du film, nos anti-tourtereaux finissent par se rapprocher, laisser tomber leurs défenses et qu'ils deviennent les amants que nous espérions qu'ils soient depuis quatre-vingt-dix minutes. Ils s’embrassent, puis le générique apparaît, sur un vieux succès d’antan.





