18 février 2008

Le syndrome de la calotte

Dans un article publié dans la revue Nature, des chercheurs de l’Université Laval font état des résultats de leurs recherches sur un phénomène d’intoxication jusqu’ici inconnu. Les travaux de cette équipe ont en effet permis de démontrer que le nylon utilisé pour fabriquer les casquettes de base-ball promotionnelles dégage des molécules qui, en pénétrant le cuir chevelu de la personne qui les porte, atteignent le cerveau où elles ont des effets dévastateurs sur le comportement. Sous l’effet de cette substance, le sujet développe rapidement un goût immodéré pour la vitesse, une fixation pour les voitures d’entrée de gamme équipées d’un déflecteur décoratif, ainsi qu’une attirance pour les fausses blondes platines un peu boulottes qui mastiquent de la gomme à mâcher la bouche ouverte.

Les chercheurs ont baptisé cette affection Le syndrome de la calotte.

Lorsque soumis à des contrôles en laboratoire dans un simulateur de conduite automobile sur autoroute, les sujets portant une casquette de base-ball promotionnelle roulaient systématiquement sur la voie de gauche, maintenaient constamment une vitesse au-dessus de la limite permise et suivaient toujours les autres véhicules de trop près. On notait aussi une propension à faire fi des lignes doubles lors des dépassements et, de façon générale, une incapacité à faire preuve d’une quelconque courtoisie envers les autres automobilistes. Un groupe test de conducteurs ne portant pas de casquette de base-ball promotionnelle manifestait quant à lui des comportements significativement plus posés.

Les chercheurs ont aussi constaté que les personnes atteintes du syndrome de la calotte réagissaient positivement au visionnement de publicités de bières.

Selon les chercheurs, les effets à long terme de ces molécules délétères sur le cerveau évoluent avec le temps. Après plusieurs années d’exposition, le sujet souffrira d’obésité abdominale, développera une prédilection pour la conduite de camions de plus de deux tonnes et pour les voyages de pêche.

L’équipe de l’Université Laval a finalement pu démontrer que s’il cessait de porter une casquette de base-ball promotionnelle, le sujet redevenait normal dans les six mois. L’équipe se penche maintenant sur le développement d’un antidote qui annulerait les effets néfastes de la casquette de base-ball promotionnelle et permettrait à la population de continuer d’arborer sans danger cet accessoire de mode fort populaire.